Interview


GRAPHOthérapie    RÉÉDUCATION de l'écriture                                      

" La graphothérapie

est une rééducation de l'écriture "


Pourquoi l’écriture de mon enfant n’est pas comme celle des autres enfants de sa classe?

Une écriture peut être déficiente pour plusieurs raisons : des difficultés transitoires sans conséquences ou des difficultés d’apprentissage classique. Elle peut aussi être la conséquence de troubles comme la dyslexie, la dysorthographie, la dyspraxie, la précocité, des troubles de l’attention… L’écriture est alors pertubée, illisible, lente ou impulsive.


Combien de séances de rééducation seront nécessaires ?

On ne peut pas estimer d’emblée la durée d’une rééducation. Un minimum de huit à dix séances, à raison d'une par semaine, semble raisonnable. Une rééducation intensive (de deux à trois séances par semaine) pendant trois semaines, un mois est particulièrement bénéfique. Souvent, les premiers résutats apparaissent au bout de cinq ou six séances. Neanmoins, certains enfants auront besoin de moins, d’autres de plus, voire de toute une année scolaire. Mais, plus l’enfant est pris en charge tôt, plus ses chances de surmonter ses difficultés seront grandes.


Comment repère-t-on la dysgraphie?

Les principaux signes de dysgraphie sont une mauvaise organisation de la page, la maladresse du tracé, des erreurs de formes et de proportion des lettres. On ne parle de dysgraphie qu’à partir de 7 ans ou quand l’enfant est en train d’acquérir les premiers apprentissages scolaires. Avant, certains signaux alertent les parents dont le plus flagrant est le refus de dessiner ou de découper. Phénomène particulièrement déroutant pour les parents : certains enfants dysgraphiques réservent leur maladresse exclusivement à l'écriture et restent habiles sur des jeux de construction comme les legos par exemple.


Qu’est-ce que la graphothérapie?

La graphothérapie est une rééducation fine de l’écriture. Le graphothérapeute prend en charge le geste graphique mis en difficulté au moment de l’écriture. Son rôle est aussi de rassurer l’enfant qui a perdu confiance en lui, de l’aider à surmonter le regard des autres et de lui redonner le plaisir d’écrire.

Le graphothérapeute ne rééduque que l'écriture. Il n'est pas formé pour corriger les troubles dyslexiques, dysorthographiques, dyspraxiques… Il pourra néanmoins vous aiguiller vers des professionnels habilités et compétents.


Comment savoir si une graphothérapie est nécessaire ?

Le graphothérapeute effectue systématiquement un bilan complet au cours duquel il observe la posture et la tenue du crayon, examine l’écriture dans ses moindres détails, vérifie si la vitesse est conforme aux exigences scolaires. Il apprécie également la latéralité, l’acquisition du schéma corporel, l’organisation spatiale… À l’issue de cet examen, il propose ou non une rééducation et peut vous guider vers d'autres professionnels (orthophoniste, orthoptiste, psychométricien…).


Peut-on rééduquer une écriture d’adulte ?

Il n’est jamais trop tard! Aujourd’hui, il faut reconnaître que le clavier remplace le stylo, ce qui en arrange quelques-uns qui évitent ainsi d’écrire et de se dévoiler. Les autres perdent tout simplement l’habitude d’écrire. Tout comme pour les enfants, la prise en charge est globale. La graphothérapie a aussi pour objectif de restaurer la confiance en soi et redonner le plaisir d’écrire grâce à diverses stratégies.


Graphothérapeute, encore un nouveau métier?

Absolument pas! Cette profession s’est organisée dans les années 60 sous l’impulsion de Julian de Ajuriaguerra à l’origine de la première école de psychomotricité et de la première école d’orthophonie. Le psychiatre s’aperçoit que les difficultés d’écriture ne peuvent être abordées ni par l’orthophonie, ni par la psychomotricité. Une méthode de rééducation spécifique est alors mise au point.

Aujourd’hui, le graphothérapeute est généralement un graphologue - donc un spécialiste de l’écriture - qui s’est spécialisé pour rééduquer le graphisme. Il travaille en collaboration avec les orthophonistes, les psychologues, les enseignants, les pédiatres… quand ceux-ci comprennent l'enjeu d'une telle rééducation. Bien que cette profession soit encore confidentielle, elle se démocratise depuis quelques d’années. Elle devient même, dans les grandes agglomérations, un réflexe naturel.




Qui suis-je ?


    Journaliste, je me suis posée en Béarn au début des années 2000. Depuis l’enfance, j’ai toujours aimé écrire : j’adorais non seulement le plaisir que me procurait le geste mais aussi cette possibilité de fixer sur le papier des pensées ou des connaissances.

     Maman d’un enfant dysgraphique, je me suis donc largement penchée sur cette difficulté qui m’était totalement étrangère. À force de recherches, je me suis passionnée. J’en ai fait mon deuxième métier en suivant, d’abord, une formation en graphologie dispensée pendant trois ans par la SFDG (Société Française de Graphologie) de Toulouse avant de me spécialiser dans la rééducation de l’écriture (ou graphothérapie) via le CNPG de Paris.

     Je me suis installée d'abord à Pau, en 2012, au Palais des Pyrénées puis, fuyant les inconvénients de la ville (stationnement, bouchons...), à Maucor, à une dizaine de km d'un centre ville inconfortable. 

    Aujourd’hui, je travaille avec des enfants ou de jeunes adolescents. Quelque soit leur âge, ils arrivent à mon cabinet souvent désespérés de ne pouvoir produire un travail à la hauteur de leurs possibilités intellectuelles. Les résultats les découragent, ils perdent confiance en eux… Quant aux adultes, ils ne se reconnaissent pas dans leur écriture. Souvent, elle ne leur correspond plus et ils n'arrivent pas à la faire évoluer. 

  





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